La méthode Feldenkrais
La méthode Feldenkrais s’invite au musée depuis l’exposition de Carol Bove : La genevoise. Mais de quoi s’agit-il ?
L’accent est mis sur les mouvements qui façonnent la vie quotidienne d’une personne et sur les possibilités de les varier de manière appropriée. Il permet aux personnes d’élargir leur conscience grâce à la perception de séquences de mouvement et d’obtenir une plus grande différenciation sensorimotrice. Il s’agit, par exemple, de pallier un mouvement douloureux en montrant de nouvelles alternatives de mouvement.
La méthode peut ainsi être utilisée pour retrouver une mobilité complète après des blessures en rééducation et pour réduire les douleurs causées par une mauvaise posture. Elle aide à maintenir une activité mentale et physique jusqu’à un âge avancé. Elle peut également être utile aux musiciens, danseurs et athlètes.
Moshé Feldenkrais voyait la pensée, la perception et le mouvement humains comme des ingrédients communs de l’action humaine. L’idée décisive pour lui était la capacité humaine d’auto-éducation basée sur les souhaits et les possibilités de l’individu. Pour développer sa méthode, il s’appuie sur des décennies de travail en tant que professeur de judo. Il ne s’agit pas d’exercices physiques au sens conventionnel du terme, mais de séquences de mouvements lentes et calmes qui s’appuient les unes sur les autres par petites étapes.
L’objectif est de changer et de développer ensemble plusieurs éléments : le mouvement, la perception sensorielle, le sentiment et la pensée.