Les sources contemporaines de l’événement mentionnent en effet qu’en cette sombre nuit de décembre, tant les assaillants (« Ils avaient des lanternes sourdes », rapporte le Cè qu’è laino1) que les défenseurs étaient munis de luminaires portatifs (fig. 1-2). Du côté genevois, il est question d’une sentinelle abattue alors qu’elle s’approche des remparts où elle a entendu du bruit, tandis que le porte-lanterne qui l’accompagne parvient à s’enfuir et à donner l’alarme, ou d’un soldat de la garnison envoyé en reconnaissance sur les lieux et tué après avoir tiré un coup d’arquebuse ou de mousquet. Comme le résume un témoin oculaire des faits : « Il y en a qui escrivent qu’environ trois heures la ronde, ayant entendu le cliquetis des armes, monta droit vers le rempart & qu’estant au milieu il fust tué à l’improviste par un soldat qu’il rencontra, lequel estant renversé, le porte-lanterne, qui s’estoit arresté au chemin, s’en estant fuy commença à crier par les rues aux armes. Mais je sçay pour certain que celuy qui faisoit la sentinelle en la tour de la Monnoye apperçeust la premier l’ennemy. En après le Corporal [caporal] estant adverti envoya un soldat de garnison avec une lanterne regarder au fossé, lequel voyant des gens armés venir à luy, fust tué, ayant premièrement lasché son mousquet2. »
Escalade de 1602 : et la lanterne ?
Dans la riche iconographie consacrée à l’Escalade qui se développe au cours du dernier tiers du XIXe siècle, un objet occupe une place récurrente parmi les armes et le matériel d’assaut traditionnellement rattachés à l’événement : la lanterne, source d’éclairage essentielle lors d’une attaque à l’obscur telle que la tentative manquée du duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie de s’emparer de Genève par surprise dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602.
Fig. 1-2. Édouard Elzingre (Neuchâtel, 1880 – Genève, 1966), Les Savoyards dressent trois échelles à la Corraterie et Brunaulieu se jette sur le caporal, projets d’illustration pour l’ouvrage d’Alexandre Guillot, La Nuit de l’Escalade (1915), 1908-1913. Aquarelle et gouache sur papier, 41 × 40 cm © Bibliothèque de Genève, inv. vg 1092 09 et vg 1092 11.
Fig. 3. Arthur Massé, Échelles et canons. Souvenirs genevois, Genève : A. Cherbuliez, 1882, fig. face p. 42, illustration : P. M.
Fig. 4. Charles DuBois-Melly (Genève, 1821-1905), Salle des Armures, 1889. Plume et encre noire sur papier, 13,5 × 19 cm env. © Famille Chaix, Genève. La lanterne est accrochée sur la face principale du trophée.
Fig. 5. Salle des Armures de l’ancien Arsenal : le trophée de l’Escalade, Genève, vers 1900. Négatif noir/blanc sur verre, 12,9 x 17,8 cm © Bibliothèque de Genève, inv. vg n13x18 01030.
Les premières représentations du trophée de l’Escalade à la Salle des Armures de l’ancien Arsenal de la rue de l’Hôtel-de-Ville3 (fig. 3-5), formé des échelles démontables apportées par les Savoyards pour franchir les murailles de la Cité, des pétards destinés à faire sauter les portes de la ville, des marteaux pour couper les chaînes et de l’épée attribuée à Brunaulieu4, témoignent de la présence d’une lanterne qui, à l’instar des autres pièces qui le composent, a rejoint la collection du Musée d’art et d’histoire (fig. 6a-c).
Fig. 6a-c. Lanterne sourde, Italie ?, vers 1650-1750. Tôle de fer, laiton, ficelle, haut. 35,5 x larg. 30,2 cm © MAH, photos : Flora Bevilacqua, Bettina Jacot-Descombes, inv. F 0116.
Les parois opaques de cette lanterne sourde en tôle de fer ne présentent qu’une seule ouverture à l’avant, permettant ainsi au porteur, qui reste dans l’ombre, de voir sans être vu. La fenêtre rectangulaire percée dans son corps cylindrique correspond à celle du portillon, autrefois obturée par une plaque de corne, tandis que le fond est garni de deux binets pour des bougies de diamètres différents. Le toit conique, surmonté d’une broche verticale5, est travaillé en godrons pour faciliter la circulation de l’air ; par rotation, il entraîne une tôle incurvée plaquée à l’intérieur du corps qui permet d’obturer la fenêtre et de masquer à volonté le faisceau lumineux.
Fig. 7. Giuseppe Maria Mitelli (Bologne, 1634-1718), Vendeur de pommes et de poires cuites au four au clair de lune, série L’Arti per Via, Bologne, 1660. Gravure à l’eau-forte, 28,5 x 19,5 cm. Amsterdam, Rijksmuseum, inv. RP-P-2008-70-40.
Fig. 8. Mattia Preti (Taverna, royaume de Naples, 1613 – La Valette, Malte, 1699), Platon et Diogène, détail, 1649. Huile sur toile, 101 x 151 cm © Rome, Pinacoteca Capitolina, inv. 225.
À l’arrière, la prise en forme d’anse ouverte en S (fig. 7) est partiellement recouverte de ficelle pour éviter le contact avec le métal chauffé par la flamme (fig. 8), tandis que sur les côtés, deux coulissoirs verticaux maintiennent des réflecteurs à bord ourlé terminés en pointe aiguë, amovibles à l’origine. Ces derniers, comme le portillon, sont ornés de petits motifs appliqués en laiton estampé (rosettes, fleurs de lys, lions rampants) alignés en files verticales décalées. Ces motifs héraldisants suggèrent que la pièce a pu être utilisée par le porte-lanterne de quelque patricien, chargé de précéder son maître lors de ses sorties nocturnes à pied6 (fig. 9).
Fig. 9. Anton Maria Zanetti I (Venise, 1680-1767), Caricature du comte Matteo Alberti (Venise, 1660 – Düsseldorf, 1716) escorté d’un serviteur tenant une lanterne, début du XVIIIe siècle. Plume et encre brune sur papier, 20,2 x 13,9 cm © Londres, The British Museum, inv. 1851,0308.1101.
Offert au Musée académique l’année de son ouverture, en 1820, par un certain « Ch. de Constant7 », l’objet est porté à l’inventaire sous la dénomination de « Lanterne sourde employée à l’escalade par les Sav[oyards]8 ». Tout au long du XIXe siècle, il conserve ce lien avec l’Escalade, bien qu’il soit attribué tantôt aux assaillants, tantôt aux Genevois : les différents guides touristiques qui mentionnent la présence de la lanterne – considérée comme suffisamment intéressante pour faire partie des rares curiosités signalées à l’intention des visiteurs – au Musée académique de 1848 à 1868 la décrivent comme celle « de la sentinelle qui découvrit les Savoyards à l’Escalade de 16029 ». À la même époque, pourtant, parmi une série de gravures consacrées à l’événement parues dans Le Monde illustré de janvier 186810, une vignette reproduit l’échelle savoyarde et la lanterne, attribuée ici à Jacques de Chaffardon, seigneur savoisien qui participa à l’échelage des remparts de la ville et fut exécuté par les Genevois. S’il n’a probablement pas vu les objets, dont le rendu reste approximatif, l’artiste est cependant parvenu à mettre en relief leurs principales caractéristiques (fig. 10).
Fig. 10. Le Monde illustré, no 560, 4 janvier 1868, p. 8.
En 1872, le Musée académique disparaît, et ses collections sont réparties entre deux nouvelles institutions, le Muséum d’histoire naturelle et le Musée archéologique, dont Hippolyte-Jean Gosse, auparavant déjà responsable de la collection archéologique et historique du Musée académique, est nommé conservateur. À partir de 1877, le Guide de l’étranger à Genève et dans ses environs atteste la présence de « la lanterne de l’Escalade de 160211 » au Musée historique genevois (Salle des Armures12), lui aussi placé sous la responsabilité de Gosse. Le registre du musée enregistre cette année-là l’entrée de la pièce sous la même mention neutre de « Lanterne de l’Escalade », avec une note précisant qu’elle a été remise par la Ville à l’État par la convention d’échange du 17 août 1867. Ladite convention ne l’indique toutefois pas, non plus que celle du 20 juillet de l’année suivante13 : la lanterne a plus probablement rejoint le Musée historique genevois lors de la création du Musée archéologique, échange sans doute facilité par le fait que les deux institutions sont alors dirigées par la même personne. En 1910, lors du transfert de la collection de la Salle des Armures dans l’espace qui lui a été réservé au Musée d’art et d’histoire, le trophée de l’Escalade est restitué dans l’espace central, toujours accompagné de la lanterne (fig. 11).
Fig. 11. Attribué à William F. Aubert († 1942), La Salle des Armures du Musée d’art et d’histoire, vers 1918-1919. Négatif noir/blanc sur verre, 18 x 24 cm © MAH, inv. Bat 0016. La nouvelle présentation du trophée de l’Escalade à la Salle des Armures du Musée d’art et d’histoire est animée par deux mannequins figurant les assaillants, tandis que la lanterne est déposée sur le socle.
Dans les premiers guides du musée14, la lanterne sourde continue à être rattachée à l’assaut savoyard. Elle figure encore dans l’ouvrage que le conservateur de la Salle des Armures, qui devait décéder prématurément la même année, consacre en 1922 aux souvenirs de l’Escalade, sous la forme d’une photographie légendée « Lanterne des troupes de Savoie15 ». Trente ans plus tard, alors que l’on célèbre le 350e anniversaire de l’Escalade, elle a définitivement disparu du corpus des pièces rattachées à l’événement16.
Fig. 12. F. M., Menu d’Escalade vierge, 1888 ; lithographie en couleur, 28,5 x 19,8 cm © Bibliothèque de Genève, inv. 47p 1602 3 62.
Fig. 13. Émile Demole (Genève, 1874-1922), Menu du banquet de l’Escalade de la Société de Zofingue, 1896 ; typographie sur papier, 18,2 x 12,7 cm (image) © Bibliothèque de Genève, inv. 47p 1602 3 50.
Fig. 14. Hélène Hantz (Genève, 1877-1963), Genève 1602. Porte de la Treille, carte postale, 1900. Typographie couleur sur papier fort, 14 x 9 cm © Bibliothèque de Genève, inv. jds 18 014.
Fig. 15. Philippe Serex (Genève, 1871-1935), Souscription populaire pour le 3e centenaire de l’Escalade, 1902. Typographie sur papier, 37,3 x 25 cm © Bibliothèque de Genève, inv. 47p 1602 2 23.
Mais auparavant, l’objet avait connu une riche fortune dans l’iconographie consacrée à l’attaque nocturne de 1602 qui se met en place dans les dernières décennies du XIXe siècle (fig. 12-14) et trouve un premier apogée en 1902, à l’occasion de la célébration du tricentenaire de l’Escalade (fig. 15, 17). Quelques années plus tard, ce seront les images d’Édouard Elzingre, en particulier les aquarelles créées pour le célèbre ouvrage d’Alexandre Guillot intitulé La Nuit de l’Escalade (1915), qui contribueront à fixer durablement la perception de l’événement (voir fig. 1 et 2).
Fig. 16. A. N., Genève, chansons de l’Escalade illustrées, 4e quart du XIXe siècle ; trichromie sur papier, 64,9 x 50,4 cm © Bibliothèque de Genève, inv. VG 1091/B.
Fig. 17. H[enri] Denkinger, A[lexandre Henri] Guillot, Ch[arles] Goth, L’Escalade. Trois récits, Genève : Ch. Eggimann, 1902, p. 134, vignette : Philippe Serex (Genève, 1871-1935).
Fig. 18. Alexandre Guillot, La Nuit de l’Escalade, Genève : Atar, 1915, p. 52, incipit avec grande initiale : Édouard Elzingre (Neuchâtel, 1880 – Genève, 1966).
Qu’il s’agisse de scènes historiées, de compositions décoratives réunissant les principaux souvenirs matériels de l’entreprise – auxquels vient s’adjoindre la fameuse marmite rappelant l’exploit de la Mère Royaume – (fig. 16) ou encore de simples vignettes (fig. 17-18), cette imagerie inclut fréquemment des lanternes qui trouvent leur modèle dans l’exemplaire de la Salle des Armures. Ces représentations trahissent parfois la main d’artistes familiers du musée, qui, à l’instar de Hodler, s’attachent à en reproduire fidèlement les particularités (fig. 19).
Fig. 19. Ferdinand Hodler (Berne, 1853 – Genève, 1918), Carnet 22, p. 16, détail, mai 1896 ; crayon de graphite, 17,2 x 11,2 cm © MAH, inv. 1958-0176-022. Ce carnet daté de 1896 réunit plusieurs croquis de pièces rattachées à l’Escalade conservées à la Salle des Armures.
Si l’objet a été exclu des souvenirs de l’Escalade pour des raisons de vraisemblance chronologique, il restait à tenter d’en cerner avec plus de précision le lieu de fabrication et la datation. Aux incertitudes propres à ce type de luminaires, largement diffusés à travers l’Europe et présentant peu d’évolutions formelles au cours d’une période d’utilisation longue courant approximativement de la fin du XVIe à la fin du XIXe siècle, vient s’ajouter le fait que la forme particulière de la lanterne genevoise offre peu de points de comparaison. Les recherches menées jusqu’à présent n’ont pas permis d’identifier de lanterne sourde à toit godronné en tôle de fer qui soit muni de réflecteurs – non plus que d’occurrence iconographique.
Fig. 20. Lanterne dite de Guy Fawkes (1570-1606), Angleterre, 1er tiers du XVIIe siècle. Tôle de fer, corne, haut. 36,5 x diam. 14 cm © Oxford, Ashmolean Museum, inv. AN1887.2. Traditionnellement attribuée au conjuré de la Conspiration des Poudres de 1605, la pièce est conservée à l’Université d’Oxford depuis 1641.
Fig. 21. Auteur anglais anonyme, A Plot with Powder, 1605, 1623 ? Gravure à l’eau-forte, 24,2 x 17 cm © Londres, The British Museum, inv. 1948,0315.3.61.
Dans le contexte des conflits confessionnels qui continuent à déchirer l’Europe durant la première moitié du XVIIe siècle, un parallèle intéressant est fourni par une lanterne figurant dans la collection de l’Ashmolean Museum d’Oxford (fig. 20). Comme à Genève, la pièce est traditionnellement rattachée à un événement historique : la Conspiration des Poudres (Gunpowder Plot), complot catholique du 5 novembre 1605 destiné à tuer le roi Jacques Ier en faisant sauter la Chambre des Lords à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Parlement. Elle aurait appartenu à l’un des conjurés, Guy Fawkes17, chargé de faire exploser la poudre à canon entreposée sous la Palais de Westminster (fig. 21). Découvert et arrêté avant son forfait, il sera condamné à mort le 31 janvier suivant, tandis que le souvenir de l’événement, commémoré pendant de nombreuses années par des sermons, a survécu jusqu’a aujourd’hui à travers diverses traditions festives.
Fig. 22. Jusepe de Ribera (Xàtiva, Valence, 1591 – Naples, 1652), Diogène, 1637. Huile sur toile, 76 x 61 cm © Dresde, Gemäldegalerie Alte Meister, inv. 682.
Fig. 23. Giuseppe Antonio Petrini (Carona, Tessin, 1677 – Lugano, 1759), Diogène, 1750-1759. Huile sur toile, 98 x 75,5 cm © Madrid, Museo del Prado, inv. P007616.
Au point de vue des témoignages figurés, l’iconographie consacrée à l’anecdote du philosophe Diogène cherchant un homme dans les rues d’Athènes, sa lanterne allumée à la main en plein jour, atteste la stabilité formelle de ces luminaires portatifs, tout en apportant des précisions sur leur aire de diffusion (fig. 8, 22-23). Si ces images mettent le plus souvent en scène des lanternes dépourvues de tout ornement, certains des exemplaires parvenus jusqu’à nous présentent en revanche des éléments décoratifs en alliage cuivreux contrastant avec la tôle de fer noircie.
Fig. 24. Lanterne, Italie, 2de moitié du XVIIIe siècle. Tôle de fer, laiton, verre, haut. 26 x larg. 17,1 cm. Londres, V&A Museum, inv. M.170-1937.
Les petites appliques en laiton de l’exemplaire de Genève trouvent une correspondance dans une lanterne italienne conservée à Londres, dont le toit et le portillon reçoivent de petites motifs estampés analogues (parmi lesquels des rosettes et des lions rampants), semés ici de façon plus dense. Munie d’un portillon à lentille convexe dite œil-de-bœuf18, la pièce peut être datée de la seconde moitié du XVIIIe siècle (fig. 24).
Fig. 25. Édouard Elzingre (Neuchâtel, 1880 – Genève, 1966), Mil six cent deux, drame historique en cinq actes de Louis Maystre, 1923. Typographie sur papier, 50,2 x 32,9 cm © Bibliothèque de Genève, inv. 47p 1602 4 24.
En conclusion, il ressort du travail d’enquête dont les œuvres illustrées ici donnent un aperçu une nette prédominance, parmi les lanternes comparables à l’exemplaire du musée, du milieu italien, tant au niveau du nombre d’objets conservés que des documents iconographiques, ainsi qu’un nombre d’occurrences plus élevé dans la période comprise entre le milieu du XVIIe et le milieu du siècle suivant. La convergence de ces indices permet d’y voir avec une certaine vraisemblance une production italienne des années 1650-1750. Si cette pièce exceptionnelle, qui se distingue tant par sa structure que par la qualité de son décor, ne peut donc avoir été le témoin de l’Escalade, elle n’en demeure pas moins, au titre de la profonde influence qu’elle a exercée sur l’imagerie de l’assaut savoyard manqué de décembre 1602 (fig. 25), un élément à part entière de l’historiographie d’un événement qui devait durablement marquer la mémoire collective genevoise.
Notes
- 1.
- 2.
- 3.
- 4.
- 5.
- 6.
- 7.
- 8.
-
9.
Voir les différentes éditions du Nouveau Guide de l’étranger à Genève et dans ses environs, Genève : J. Jullien, [1848/1868], p. 46/14 ; même provenance dans le guide Genava its Lake and the Surroundig Country, Genève : N. Ghisletti, [1868], p. 38 : « the lantern of the sentinel who gave the alarm on the night of the escalade attempted by the Savoyards, in 1602 ».
- 10.
- 11.
-
12.
Sur cette institution, voir Corinne Borel, « La collection de la Salle des Armures de l’Arsenal rebaptisée Musée historique genevois (1870-1896) », dans : Danielle Buyssens, Vincent Chenal, Frédéric Elsig (dir.), Naissance des musées modernes à Genève au XIXe siècle, Genève : Georg, 2023, p. 187-215.
- 13.
- 14.
- 15.
- 16.
- 17.
- 18.