Charles Édouard Jeanneret dit Le Corbusier (1887-1965), Pierre Jeanneret (1896-1967)
Dirigeable survolant l’ossature de l’immeuble Clarté, 1931
Reproduction photographique ; fonds Sigfried Giedion (GTA Archiv / ETH Zurich)
© F.L.C. / 2025, ProLitteris, Zurich ; photos : Maurice Wasserman
Photos de salles © Dylan Perrenoud
Et pourtant tout avait si bien commencé
HABITER LA SUISSE DES ANNÉES 1930
Soirée inaugurale le jeudi 17 juillet 2025 de 18h à 21h, discours officiels à 18h30.
En 1948, Sigfried Giedion, historien de l’art et de l’architecture moderne, dresse un constat amer : l’utopie moderniste, portée par l’espoir d’un monde meilleur grâce à la mécanisation, a déraillé. Ce qui devait être un moteur de progrès dans l’architecture des années 1930 est devenu un outil de destruction, menant à un cataclysme mondial. Proche de figures majeures telles que Le Corbusier, Jean Arp, László Moholy-Nagy, et Max Ernst, Giedion incarnait, dans l’entre-deux-guerres, le trait d’union entre les acteurs de la modernité en Suisse, et renforçait leur lien avec les grandes capitales mondiales.
Et pourtant tout avait si bien commencé explore les visions contrastées de cette modernité et propose d’en faire l’expérience physique et spatiale à travers divers exemples historiques de Genève et Zurich, dont l’immeuble Clarté. L’exposition révèle un choc des cultures et met en lumière l’ambiguïté de cette époque, oscillant entre idéal et réalité, en confrontant différentes approches de l’art d’habiter.
Arthur Rüegg est le commissaire de l’exposition Et pourtant tout avait si bien commencé. Architecte, historien de l’architecture et professeur émérite à l’ETH Zurich, où il a enseigné de 1991 à 2007, il est reconnu internationalement comme spécialiste du modernisme. Il s'est consacré à l’étude approfondie de l’œuvre de Le Corbusier, à laquelle il a dédié plusieurs publications majeures. Il a également contribué à plusieurs restaurations de bâtiments modernistes emblématiques, alliant rigueur scientifique et sens du détail, notamment dans la reconstitution des intérieurs selon les matériaux et couleurs d’origine.
Avec le soutien de l’Unité du patrimoine architectural (CPA) de la Ville de Genève et la participation de la Cinémathèque suisse.
« Une exposition [qui] fait voyager les corps et les esprits vers l’époque moderne, quand des architectes d’avant-garde créaient de nouveaux espaces et de nouveaux objets, façonnant ainsi, durablement, nos vies. »
« L'exposition illustre le contraste saisissant entre les promesses initiales du modernisme et la réalité historique qui a suivi et montre comment l'architecture a vécu un bouleversement radical, passant d'une quête d'utopie à une confrontation avec la réalité. »
« On nous a dit… immersion, la promesse est tenue! Le Musée d’art et d’histoire de Genève (MAH) fait littéralement rentrer l’architecture des années 30 dans ses salles. »