Description
Portrait de la Générale d'Osnobichine
Célèbre en son temps, François Flameng est aujourd’hui majoritairement oublié. Enseignant à l'école des Beaux-Arts de Paris dès 1905, puis Président de l'Académie cinq ans plus tard, l'artiste se consacre essentiellement au portrait et voyage beaucoup pour représenter mondains et souverains. En 1914, il devient peintre du Ministère de la Guerre et accède au front pour le documenter en aquarelles, lesquelles sont ensuite diffusées largement dans la presse.
Proche du milieu artistique parisien, le Général russe Dimitri d’Osnobichine connaissait probablement Flameng. Conscient de la pérennité de ses tableaux, le peintre était sensible à la coupe des robes, qui devait être la plus indémodable possible. L’effet est réussi : la robe traverse les époques. Sobre, le tissu noir contraste avec un décolleté vaporeux, mis en valeur par des bijoux étincelants.
PLUS D’INFORMATIONS SUR L’OEUVRE
Bibliographie
Elsig Frédéric, Lopes Victor (dir.), avec la collaboration de Haefeli Joanna, De bleu, de blanc et de rouge. Catalogue des peintures françaises du XIXe siècle (1800-1918), Milan: Silvana Editoriale, 2024, p. 338-339, n° 123
"Musée d'art et d'histoire : Acquisitions de l'année 1953 : Beaux-Arts", Genava, n.s., t. II, fascicule 3-4, 1954. p. 265-267, p. 266