Mouvement de montre de poche, dite perpétuelle

vers 1790; entre 1775 et 1780 (selon Chapuis/Jaquet 1952, p. 69)
Couleurs
Œuvre non exposée actuellement

Description

Mouvement de montre de poche, dite perpétuelle

Auteur(s)
Datation
vers 1790; entre 1775 et 1780 (selon Chapuis/Jaquet 1952, p. 69)
Lieu de création
Paris
Dimensions
diam.: 49.8 mm
ép.: 18 mm
Matériaux
Laiton doré et acier
Échappement
à roue de rencontre
Mention obligatoire
MAH Musée d'art et d'histoire, Ville de Genève
Numéro d'inventaire
CS 0436

Description
Les montres à remontage automatique ou "perpétuelles" de Breguet ont valu à leur auteur une notoriété considérable à la cour de Versailles et dans toute l'Europe. Entre 1787 et 1823, Breguet vend quelque soixante montres "perpétuelles". Avant la période précédant la révolution française, il produit entre 20 et 30 pièces de ce type. Contraint à l'exil après 1793, il s'installe à Genève, puis rejoint Le Locle, où il installe un petit atelier: il continue à travailler pour les familles de Russie et d'Angleterre, notamment pour le roi Georges III. "Comme la plupart des montres produites avant le départ de Breguet pour la Suisse en 1791, ce mouvement est signé : « Breguet à Paris » et ne porte aucun numéro. Comme pratiquement pour toutes ses premières montres, son échappement est à roue de rencontre. Il est remonté par les oscillations d’une grosse masse de forme ovoïde et il a vraisemblablement été produit à une époque dont il ne reste malheureusement aucune trace dans ses archives, mais à laquelle il n’existait pas encore de contrefaçons des montres de Breguet. Comme la majorité de ses autres montres perpétuelles, son mouvement est doté de deux barillets, cependant, contrairement à toutes les autres, ces barillets ne sont pas remontés alternativement par les oscillations de la masse, qui n’agit que sur un seul, dont la fonction consiste exclusivement à armer le second barillet toutes les trois heures à la manière d’un remontoir d’égalité." [Notice Jean-Claude Sabrier, Louviers, 2009]

PLUS D’INFORMATIONS SUR L’OEUVRE

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Collection(s)
Horlogerie
Inscriptions
signé, ? : Breguet à Paris
Mouvement
Mouvement : mécanique
Spécificité(s) mouvement : remontoir d'égalité (de 3 heures)
Force motrice : barillets en série (2)
Affichage/Commentaires
Remontage : masse oscillante ; automatique

Bibliographie

Bibliographie

Jean-Claude Sabrier, La montre à remontage automatique - XVIIIe-XXIe siècles, Editions Cercle d'Art, 2011., coul. pp. 50-51

Les montres à complications : défis techniques et esthétiques. 13e journée d'étude de la Société Suisse de Chronométrie, Lausanne, 16 septembre 2009, Lausanne: Société Suisse de Chronométrie, 2009, cat. 93 (ill. n/b in Actes)

Flores, Joseph. Affaire d'ébauches. Chronometrophilia, n° 61, été 2007,, ill. coul. p. 20

Flores, Joseph. Perpétuelles à roue de rencontre - Montres automatiques, une page d'histoire .... Besançon (?), 2001., pp. 121-149

Rod, Richard, Yves Droz, Joseph Flores. Un mouvement digne d'intérêt. Revue d'Horlogerie Ancienne, n° 35, 1994,, pp. 9-25

Lapaire Claude (dir.), avec la collaboration de Xavière Sturm Fabienne, Rod Richard, Chefs-d'oeuvre du Musée de l’horlogerie et de l’émaillerie de Genève : Montres-Émaux-Bijoux , catalogue d'exposition, Tokyo, Nagoya, Hiroshima, Fondation culturelle Mitsukoshi, février-avril 1978, Genève: Musée d'art et d'histoire, Musée de l'horlogerie et de l'émaillerie, 1978, n° 61, repr. n/b

Rod Richard, Sturm Fabienne Xavière, Musée de l'horlogerie, Genève, Genève, Musée d'art et d'histoire, 1976, p. 35 repr. n/b

Chapuis, Alfred. Eugène Jaquet. La montre automatique ancienne - Un siècle et demi d'histoire 1770-1931. Neuchâtel, Editions du Griffon, 1952., ill. n/b p. 67

Expositions

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