Peu après l'achèvement de sa peinture Lola de Valence, Manet entreprend la réalisation d’une estampe d’après sa composition. Bien que la Société des Aquafortistes refuse de distribuer des reproductions, elle fait une exception avec cette planche. Celle-ci offre une interprétation personnelle d'un tableau qui a déjà fait scandale. L'érotisme subliminal de la danseuse a en effet conduit à un rejet généralisé du tableau sauf pour Charles Baudelaire qui, très enthousiasmé par ce tableau, en a écrit un poème qui sert de légende à cette eau-forte. Des hachures denses et des lignes de différents types et largeurs caractérisent cette planche qui fit sensation. Cette dernière est considérée comme l'une des premières œuvres de la Société des Aquafortistes et a étayé la revendication d'une innovation radicale.
PLUS D’INFORMATIONS SUR L’OEUVRE
Bibliographie
Guérin Marcel, L'oeuvre gravé de Manet, Paris: Librairie Floury, 1944, sp.23
Béraldi Henri , Les Graveurs du dix-neuvième siècle, 12 vols plus supplement, Paris: L. Conquet, 1885-1891, IX.207.3