Description
Argus et Mercure
Cette eau-forte illustre un processus de travail particulier chez Claude. Il s'inspire d'un tableau commandé par le Parisien Michel Passard, dont l’artiste fait un dessin à la composition simplifiée afin de le transférer sur la matrice de l’estampe. Après une première impression de celle-ci, il reprend l’avant-plan en dessinant sur une contre-épreuve, avant de graver à nouveau sa matrice (voir E 2011-0145). Cette feuille est donc l’unique témoignage connu du premier état de cette planche, tandis que cette impression est celui de l'état définitive.
La composition est introduite par le motif pathétique de la ruine antique. Le regard est ensuite porté vers la profondeur, tandis que des traits courts concentrent l'attention sur l'action, soit Mercure endormant le Géant Argus avec sa flûte afin de libérer Io, que Zeus, amoureux, a transformée en génisse afin de la dissimuler au regard de son épouse Héra.
PLUS D’INFORMATIONS SUR L’OEUVRE
Bibliographie
Mannocci Lino, The Etchings of Claude Lorrain, New Haven and London, Yale University Press, 1988, n° 42
Russell Helen Diane (dir.), Claude Lorrain. 1600-1682, catalogue d'exposition, New York, National Gallery of Art, 17 octobre 1982-2 janvier 1983, New York, Washington: G. Braziller, National Gallery of Art, 1982,
Blum André, Les eaux-fortes de Claude Gellée dit le Lorrain, Paris: A. Morancé, 1923,